
Lutte contre les VBG : L’AJLPD est fortement engagée

Au Burkina Faso, les violences basées sur le genre (VBG) demeurent un fléau qui touche des milliers de femmes et de filles chaque année. Face à cette réalité alarmante, l’association des jeunes leaders pour la paix et le développement (AJLPD), présidée par Nadège Nitiema, s’est engagée à combattre ces violences en offrant un soutien aux victimes et en sensibilisant les communautés.

Etudiante en Ingénierie statistique de l’environnement, Nadège Nitiema a créé l’association des jeunes leaders pour la paix et le développement (AJLPD) en 2019 suite à la crise sécuritaire qui a survenu au pays. « Nous avons voulu soutenir les efforts de l’Etat pour restaurer la paix au Burkina. Nous nous sommes dit que les jeunes sont les maillons fort pour œuvrer auprès de leurs communautés en faisant des sensibilisations pour restaurer la paix d’où la création de cette association. Aussi à travers nous voudrons que chaque jeune puisse se valoriser et devenir un acteur de changement dans la communauté car la jeunesse est l’avenir d’un pays », se rappelle-t-elle.
Une fois mise en place, l’association des jeunes leaders pour la paix et le développement (AJLPD) a pour mission principale de défendre les droits des femmes et de lutter contre toutes les formes de violence de genre. Axée sur les VBG, Nadège Nitiema œuvre à réduire le fléau des VBG en organisant diverses activités de sensibilisation. « Nous estimons utiles de sensibiliser les femmes de notre société, de les amener à prendre conscience de l’existence de ces types de violence et de les encourager à briser le silence pour construire un avenir plus sur et sécurisé pour toutes les femmes », se justifie la présidente.
L’association pour les jeunes leaders pour la paix et le développement (AJLPD) compte actuellement 60 membres actifs.
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’’Plaidoyer pour la femme’’, un projet phare de l’AJLPD
Outillés les jeunes à être des acteurs de changement dans leur environnement et œuvrer à travers la lutte contre les VBG sont principalement les chevaux de bataille de AJLPD depuis 6 années d’existences. A cet effet, un projet est mis en place et réunit chaque année 20 jeunes issus de différentes régions du Burkina dans une ville donnée.
Dénommée ‘’Plaidoyer pour la femme’’, les bénéficiaires de ce programme sont formés sur les VGB. A l’issue de cette rencontre où ils en ressortent comme des ambassadeurs, ils ont pour mission de sensibiliser leurs communautés sur les thématiques en lien avec les VBG.
En tant que présidente de l’AJLPD, Nadège Nitiema joue un rôle clé dans la mobilisation des ressources nécessaire : un défi pour mener à bien les initiatives. Aussi, la capacité organisationnelle et le défi sécuritaire sont également des challenges dont rencontre l’association. A en entendre Nadège, La crise sécuritaire dans certaines localités les empêche de toucher une couche précise de la société pour les sensibilisations sur les VBG.
Nadège Nitiema a pour perspective de mettre en place un centre de jeunes pour outiller de façon continue sur des compétences de vie, bénéficier d’une aide psycho sociale, d’un accompagnement personnel. Pour elle, C’est très prétentieux et ambitieux de sa part d’affirmer qu’on peut définitivement mettre fin aux VBG. Cependant, elle pense que l’impact des VBG surtout sur les femmes peut être réduit conséquemment car dit-elle ‘’plus on est informé, plus on prend conscience de ce qu’on vit, plus on arrive à trouver des mesures atténuantes’’.
Croire en soi, briser le silence, chercher de l’aide auprès des organisations compétentes pour avoir les bonnes informations, sont des conseils que prodigue, Nadège Nitiema aux jeunes femmes qui souhaitent contribuer à la lutte contre les VBG ou qui en sont victimes.

Association, un milieu par excellence pour des filles de s’affirmer selon Nadège Nitiema
A Ouagadougou, de plus en plus des filles s’engagent dans le social en créant des associations. Pour Nadège Nitiema, le milieu associatif est un cadre par excellence pour grandir et se challenger où toutes les jeunes filles peuvent tirer profit. « C’est formateur et ça permet d’avoir un minimum d’expérience en tant que membre actif », reconnait-elle.
En revanche, Nadège Nitiema affirme que le milieu associatif requiert un certain caractère pour se démarquer et se frayer un chemin. Pour elle, ce cadre permet aux facilement aux filles de défendre une cause, et d’avoir un réseau qui peut les accompagner dans leurs luttes. A celles qui souhaitent créer des associations, Nadège Nitiema conseille de s’impliquer dans une association, de chercher à défendre une cause et à se démarquer positivement dans la société.
Le siège social de l’association des jeunes leaders pour la paix et le développement (AJLPD) est situé à Koudougou avec une représentation à Ouagadougou. Au-delà de la lutte contre les VBG, AJLPD œuvre également pour la promotion de la paix, l’éducation de la jeune fille et de l’autonomisation des femmes. « Car lorsqu’une femme est autonome, elle arrive à prendre en main sa vie », fait remarquer la présidente Nadège Nitiema, qui au-delà de son association, travaille dans une organisation locale de la place.
Annick HIEN/MoussoNews
Bonsoir je vous remercie pour la belle initiative mise en place pour nous les femmes.j admire vraiment votre détermination et votre courage pour cette belle cause.c,est ma première fois de voir votre association mais je suis déjà prête pour m engager à participer à vos activités si toute fois l’information a été partagée.mxi bien à vous